Et on vous payait pour ça !!!

et on vous payait pour ca

Depuis quelques mois je reçois un nombre croissant de dossier de presse concernant la gastronomie et les voyages, j’ai donc décidé de vous les faire partager (après évidement quelques vérifications et aucun contrepartie !!!)

Fils du journaliste Pierre Scize, Michel Piot suit d’une certaine
manière la voie de son père en devenant rédacteur et critique culinaire.
Partageant des anecdotes croustillantes sur son métier exercé
pendant plus de trente ans, ce Lyonnais d’origine nous entraîne
dans un monde haut en couleur.
Michel Piot revient sur son parcours atypique. Grâce à son excellente
connaissance de la restauration, il a pu côtoyer les grands
noms de la gastronomie française et se lier d’amitié avec de nombreuses
personnalités, notamment Bernard Pivot.
De sa plume teintée d’humour et d’espièglerie, l’auteur – qui visitait
entre cinq cents et six cents restaurants par an! – nous livre des
mémoires pimentées qui ne manqueront pas de nous mettre l’eau
à la bouche… et de faire des envieux ! Savoureux !

L’auteur :

Michel Piot écrit pour Le Figaro de 1962 à 1998, avec Philippe Bouvard puis sous la houlette de Bernard
Pivot. Dans le monde gourmand de la critique de table il est également rédacteur en chef de la revue La Bonne
cuisine et préside l’Association française de la presse gastronomique. Aujourd’hui retraité, il se consacre à la
peinture, à la cuisine et s’occupe, avec sa fille, des caves familiales.

Au fil des pages

« Tu te souviens comment c’est, toi, un nuage ? »
Odile, ma femme, pose parfois de drôles de questions.
Celle-là fait plutôt partie des questions drôles.
Mais ce matin, elle n’est pas dénuée de justesse :
voilà trois jours que le ciel est bleu, sans le moindre
début de commencement du plus ténu des cumulus. Il
en va parfois ainsi de la météo dans notre Cotentin.
Dans ces périodes-là, la Manche vous prend tout à
trac des couleurs de mer des Caraïbes. Les voiliers de
nos plaisanciers et les petits bateaux de pêche se mettent
alors à ressembler à des dessins d’enfant. C’est
très joli. Ceux qui sont venus jusqu’à nous vous
diront même qu’ils ont vu nos palmiers. Ce ne sont
pas ceux d’Afrique, d’accord, ils ne sont ni cocotiers,
ni dattiers et sont étudiés pour résister au gel. Ils ne
mesurent pas non plus trente mètres. À huit ou dix, on
les trouve déjà très beaux…
Mais je parle du Cotentin comme s’il était nôtre.
Pas du tout. Parisiens bon teint, nous n’y avions
jamais mis les pieds avant la Toussaint 1975, ce
fameux week-end où mon ami le peintre Jean-Pierre
Rémon est parvenu à nous vendre sa minuscule mais
adorable maison de pêcheur alors qu’il tombait des
cordes et que l’orage coupait le courant toutes les
cinq minutes. Ceux qui auront la force de m’accompagner
jusque-là vont voir que mes derniers chapitres
seront consacrés à notre actuelle existence cotentinoise,
encore un peu parisienne quelques mois par an,
après avoir consacré près de quarante ans de ma vie
au journalisme, et plus spécialement, à la gastronomie.
J’ai aujourd’hui l’audace d’envisager de raconter
cette vie. Pourquoi tant de gens, depuis qu’on sait
écrire sur notre vieille planète, éprouvent-ils ce
besoin ? Installé dans le canapé bleu et blanc de l’atelier
où je m’essaye à la peinture depuis que j’ai pris
ma retraite fin 1998, j’essaye de résoudre cette existentielle
énigme.
Balbutiement de réponse. Dans trois mois, je vais
fêter en famille mes soixante-dix ans à Eugénie-les-
Bains, chez mon ami Michel Guérard.[…]
Soixante-dix ans, de nos jours, ce n’est pas vieux.
Il est quand même probable que j’aie plus vécu que je
n’aie à vivre, encore qu’avec les progrès de la science
et de la médecine… À ce déjeuner d’anniversaire,
j’aurai autour de moi Odile, nos deux filles Cécile et
Hélène, nos « faux-vrais » gendres, Didier et Pascal,
et nos deux « vrais-faux » petits enfants, Clément et
Chloé. Sera bien là aussi un invité mystère, encore
dans le ventre d’Hélène, qui l’appelle pour l’instant
Bacchus. Aura-t-il changé de prénom quand il lira ces
lignes, si elles l’intéressent ? Peut-être, un jour,
Clément, Chloé et Bacchus me poseront-ils des questions
du genre « Que fut ta vie ? ».

Quatrième de couverture :

Être payé pendant trente ans pour s’attabler dans les
meilleurs restaurants – dans les moins bons aussi –
est une situation enviable. C’est en tout cas le lot de
tous les critiques gastronomiques.
Après avoir évoqué sa jeunesse et la naissance de sa
passion pour la bonne chère, Michel Piot raconte ce
métier, qu’il pratiqua longtemps. Il évoque la cuisine
et la restauration françaises dans les trente dernières
années du XXe siècle, dit son amitié pour les cuisiniers
et vignerons qu’il a côtoyés.
Ce livre est une souriante leçon de joie de vivre et
d’optimisme : savourons la vie aujourd’hui, et si
demain est encore meilleur, tant mieux !

Une réflexion sur “Et on vous payait pour ça !!!

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