Cambodge

Le paradoxe du Cambodge, c’est d’être médiatisé au travers de ce qu’il a donné de plus grandiose, Angkor, et de pire, les Khmers rouges, synonymes de génocide et de terreur.
Les drames contemporains commencent à émarger au chapitre de l’Histoire, notamment parce que les nouvelles générations ne les ont pas vécus. Les procès pour juger les derniers dirigeants khmers rouges ont ravivé des plaies pour mieux les cicatriser. Il n’en reste pas moins que l’histoire tourmentée du royaume khmer est indéniablement fascinante.
Beaucoup de voyageurs tombent amoureux du Cambodge et de sa population si attachante, qu’ils y aient trouvé une cause à défendre ou qu’ils aient enfin découvert cette terre humaine où l’on peut se confronter à soi-même.
La sécurité qui règne désormais sur tout le territoire du Cambodge et l’amélioration des infrastructures permettent à tout le monde d’aller chercher ce pays au-delà d’Angkor. C’est le moment de pousser l’aventure vers d’autres vestiges, parfois encore noyés dans la jungle, qu’on atteint par des pistes de traverse, ou d’aller s’enivrer de la magie bien actuelle des campagnes khmères.
Bourgs et villages du Cambodge parsèment les paysages suprêmement authentiques et diablement générateurs d’atmosphères. Les étendues régulières plantées de rangées de cocotiers et de palmiers à sucre qui marquent à perte de vue le tapis des rizières, dominées au loin par quelques collines incongrues et esseulées, exercent un indicible pouvoir hypnotique.
Ceux qui viennent pour Angkor reviendront pour le Cambodge et les Cambodgiens.